Sommeil : un élément bien trop négligé

Si vous mangez parfaitement, faites régulièrement du sport, mais que votre sommeil est insuffisant ou perturbé, vous freinez inévitablement votre perte de poids. C’est durant votre sommeil que vos hormones se régulent, et parmi elles : la ghréline (celle de la faim), la leptine (celle de la satiété) et le cortisol (celle du stress). 

Une étude de l'Université de Chicago a montré qu'après seulement deux nuits de sommeil restreint, le taux de ghréline augmente de 28 %, celui de la leptine diminue de 18%. Il est donc normal qu’après une nuit courte ou agitée vous ayez davantage faim et envie de craquer. C’est purement biologique. 

À cela s’ajoute un stress plus conséquent et donc un risque de craquage démultiplié. 

Au-delà, un manque de sommeil perturbe votre gestion de l’insuline, ce qui favorise le stockage des graisses, même avec une alimentation saine. Et pour ne rien arranger, votre corps cherche à s’économiser, réduit sa dépense énergétique et part en quête de tout ce qui peut le rebooster, comme le sucre et le gras. D’où les risques de compulsion et de gourmandise.

Le sommeil n’est donc pas à prendre à la légère, tant pour votre santé globale que pour votre perte de poids. 

Pour faciliter l’endormissement : 

  • évitez la consommation d’alcool ;

  • ne consommez pas de thé ou de café l’après-midi ; 

  • déconnectez-vous des écrans dès votre retour du travail et surtout 1 heure avant de vous coucher (pas question de regarder ses mails pro depuis son lit !) ;

  • prenez chaque semaine du temps pour vous, juste pour vous et déconnectez-vous du quotidien : 1 heure dans la nature, au bord de la mer, ou simplement à prendre soin de vous à domicile ; 

  • usez et abusez de la relaxation, surtout le soir ;

  • ne cherchez pas des solutions à une problématique une fois couché (votre inconscient saura vous éclairer durant votre sommeil et vous verrez que tout viendra naturellement à vous au réveil). 

Précédent
Précédent

Faim, soif ou gestion émotionnelle ?

Suivant
Suivant

Déficit énergétique : oui, mais de combien ?