Faim, soif ou gestion émotionnelle ?

Nous sommes tellement pris par notre quotidien qu’il est parfois difficile de décoder les signaux envoyés par notre corps. À la ménopause plus que jamais, les hormones sont en ébullition et le moral très fluctuant. Il suffit donc d’un moment de contrariété, de stress ou d’ennui pour que votre esprit mélange faim réelle, faim émotionnelle et soif. En effet, saviez-vous que les centres de la faim et de la soif sont localisés dans la même zone de votre cerveau : l’hypothalamus ?  

Avant de vous jeter sur votre collation ou sur un aliment réconfortant, prenez quelques instants pour analyser la situation. 

Avant tout, buvez un verre d’eau ! Attention, pas de soda, mais de l’eau nature ou de l’eau citronnée sans sucres et sans édulcorant. Ajouter un goût sucré ne ferait que brouiller les signaux. Attendez ensuite 10 minutes. Si l’envie disparaît, il s’agissait de déshydratation. 

Dans le cas contraire, il va falloir vérifier si vous avez vraiment faim ou si l’envie de manger provient de votre état émotionnel.  

Source : Un délicieux Équilibre

Bon à savoir : les “cravings” ou phases de faim émotionnelle durent en moyenne 15 à 20 minutes, avec un pic de 5 minutes environ. 

Si vous identifiez une faim émotionnelle, il est important de vous poser quelques instants afin de reprendre le contrôle et éviter un craquage à débordement. 

La boîte à outils pour désamorcer une envie compulsive  

  1. Identifier vos émotions (auto-analyse cognitive).

    N’hésitez pas à vous munir d’un carnet afin de poser sur papier toute votre réflexion et voir avec recul votre schéma de pensées. 
    Prenez le temps de vous questionner : est-ce que je ressens du stress, de la peur, de la colère, de la tristesse, de l’ennui ?

    Faites un état des lieux, sans jamais vous porter le moindre jugement :
    Pourquoi je ressens ces émotions ? Qu’est-ce qui a provoqué cela ? Au fond, qu’est-ce qui me fait peur ?
    De cette manière, vous prenez de la distance vis-à-vis de vos émotions et devenez plus objective. 

    Quelle est la probabilité que ce que je crains se produise ?
    Vous prenez doucement conscience de ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, ce qui relève d’une anticipation et d’une projection subjective et pessimiste.

    Ai-je la main sur cette situation (celle d’origine pas la compulsion alimentaire) ?
    Si ce n’est pas le cas, déculpabilisez et remettez la responsabilité à la bonne place.
    Si la réponse est oui : quelles solutions s’offrent à moi ? Que ferait (une personne que vous admirez) à votre place ? 

  2. Recalibrage comportemental

    Respirez profondément, de façon abdominale (cohérence cardiaque) durant 1 minute. À renouveler au besoin. Votre pression et votre niveau de stress devraient commencer à redescendre. 

    Mettez-vous en mouvement : marchez pendant 5 minutes, appelez un ami, un proche, faites du rangement, le tout est de s’activer et d’être pleinement ancré dans cette activité. 

    Accordez-vous un mini plaisir sans culpabilité, comme un carré de chocolat. Mais mangez-le en pleine conscience. Analysez les saveurs, les textures, laissez vous porter par son odeur. Surtout ne le consommez pas en portant votre attention sur autre chose car votre cerveau n’en tiendrait pas compte. 

  3. Prenez le contrôle de vos émotions avant qu'elles émergent

    Tenez un journal quotidien pour évacuer tout le stress de la journée.

    Ne vous isolez pas, essayez de voir régulièrement des amis (de vrais amis pas des liens toxiques), ou restez en contact régulier avec eux.

    Pratiquez régulièrement du sport pour décharger la pression. 

    Trouvez un loisir qui vous apporte du plaisir et vous change du travail, qui vous éloigne des écrans.

    Évitez les tentations dans les placards, surtout sur les aliments sur lesquels vous portent généralement vos “cravings”.

Si vous ressentez un mal-être persistant ou si vos craquages s’intensifient et deviennent ingérables, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel de santé adapté et spécialisé.

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